June
est le récit d'une naissance : celle du poète. Ce
poème "de jeunesse", qui date probablement de 1993, tranche
avec tout ce qu'a écrit Guy Viarre
précédemment, en cela qu'il impose, non
peut-être
déjà ce fond sans fond, ce vers kamikaze
exténué qui seront bientôt les siens,
mais certains
gestes
dont il ne perdra dorénavant plus le secret, et qui feront
la force improbable de sa voix. Ces
gestes
sont, entre autres : la caresse étrangleuse, la frappe
lapidaire, l'oblique sans appel, le noeud coulant lent, la vrille
subite et l'éternel retour du point définitif.
C'est de
naître comme on se bat qu'il s'agit : d'un corps à
corps
avec personne dans la nuit. Naissance difficile - parricide, matricide
- et nécessaire. À laquelle le poète
assiste -
comme à sa mort.
Et puis l'Histoire, la
majuscule, c'est ja-
mais qu'une forêt qu'un débarras de grands
hommes et de petits c'est si fragile sa pla-
ce dans la forêt c'est fini l'Histoire c'est
la forêt qui commence.
GUY
VIARRE
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Tiré
sur presses typographiques en octobre 2006 à
500 exemplaires
sur centaure blanc naturel. Format 13 x 19,5 cm, 32 pages
9 €
Les 20 premiers
numérotés,
sont accompagnés
d'un dessin original de Jean-Paul Héraud...
145 €
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Guy Viarre