Pourquoi ce corps que je n'ai pas
est probablement une extrêmité de l'oeuvre de
Mathieu
Bénézet, peut-être ici dans
son expression la plus
radicale et la plus nue. Le livre s'articule en deux temps, un temps
narratif d'abord, avec le récit morcelé, en vers,
de la
dérive d'une figure féminine en pleine
déchéance, dans un milieu urbain violent, noir,
inhumain
- que nous connaissons bien. Un temps éthique et
philosophique
ensuite, avec la section "Réponse à
De la mort" -
à savoir, une réponse aux
Sonnets de la mort de
Bernard
Noël, poèmes sur la torture,
publiés en 2006 chez
fissile.
L'ensemble fait un livre
de
vie - de vie impossible,
empêchée, brisée - mais de vie
affirmée
malgré tout - contre la douleur, l'injustice et la mort.
Est-il
vraisemblable que dans un de
ses
cerveaux malades une lettre, une
seule,
bouge, tremble, se déchausse,
s’incline,
se penche, s’inverse.
Le M de
mort
MATHIEU BÉNÉZET
|

|
Onzième
volume de la collection
pire,
tiré en septembre 2009 à 700 exemplaires sur
centaure naturel.
Format 13 x
19,5 cm, 64 pages.
11 €
Les 30 premiers, tirés sur
vélin d'Arches et numérotés,
s'accompagnent d'une peinture originale de Philippe
Hélénon... 145 €

» En savoir plus sur Mathieu
Bénézet